Les premières lignes #6

Le principe : chaque dimanche, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Rendez-vous initié par Ma Lecturothèque.

Couverture Des fleurs pour Algernon, augmentée

Conte randu n°1

3 mars. Le Dr Strauss dit que je devrez écrire tout ce que je panse et que je me rapèle et tout ce qui marive à partir de mintenan. Je sait pas pourquoi mais il dit que ces un portan pour qu’ils voie si ils peuve mutilisé. J’espaire qu’ils mutiliserons pas que Miss Kinnian dit qu’ils peuve peut être me rendre un télijan. Je m’apèle Charlie Gordon et je travail à la boulangerie Donner. Mr Donner me donne 11 dolar par semène et du pain ou des gâteau si j’en veut. J’ai 32 ans et mon aniversère est le mois prochin. J’ai dit au Dr Strauss et au proféseur Nemur que je sait pas bien écrire mes il dit que sa fait rien il dit que je dois écrire come je parle et come j’écrit les composisions de la clase de Miss Kinnian au cours d’adultes atardé du Colege Bikman où je vait 3 fois par semène a mes heures de liberté. Le Dr Strauss dit d’écrire bocou tou ce que je panse et tou ce qui m’arive mes je peux pas pansé plus pasque j’ait plus rien a écrire et je marété pour ojourdui.

Charlie Gordon

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, 542 pages, éditions J’ai Lu, 2012, 6,90€, 9782290032725

Laurine

Plateau

Couverture Plateau

Résumé : Plateau, c’est un hameau en Haute-Corrèze où réside un couple de vieux paysans, Virgile et Judith. Judith, est maintenant atteinte d’Alzheimer, elle oublie tout sauf une chose : elle a mal vécu l’absence d’enfant dans le foyer. Le couple a élevé Georges, ce neveu dont les parents sont morts d’un accident de voiture alors qu’il avait cinq ans. Maintenant Georges vit dans une caravane face à la maison de Virgile et Judith. Alors lorsque Cory, la nièce de Judith, emménage chez Georges, lorsqu’un ancien boxeur, Karl, tiraillé entre ses pulsions sexuelles et sa croyance en Dieu vient s’installer dans une maison du hameau et qu’un mystérieux chasseur sans visage rôde alentour, Plateau prend des allures de village où toutes les passions se déchaînent.

J’entends parler de Franck Bouysse depuis plusieurs mois, notamment suite à la sortie de son roman Né d’aucune femme chez les éditions de la Manufacture et disponible en poche depuis le mois d’août. C’est avec Plateau que je découvre la plume très particulière de cet auteur.

Je m’attendais à un roman policier, Plateau s’avère être différent de ce que j’imaginais. Pour moi, il s’agit plus qu’un roman policier. Ma lecture me rappelle celle de Conséquences de Darren Williams.

Tapi sous les branches basses d’un épicéa, le chasseur tient le fût de sa carabine à main droite, la crosse repose sur une rangers. Le poste d’observation idéal, ce flanc de vallon boisé de conifères, d’où il peut épier l’ensemble du hameau. Il pointe son arme vers la ferme de Virgile, porte un œil à sa lunette. Un étrange spectacle se joue en contrebas. La vieille est en train de tuer un poulet sans se soucier du sang qui gicle sur sa robe. Puis elle balade le cou entre ses jambes et ses lèvres tremblent en même temps. Lui la regarde posée comme une statue.

Le lecteur est plongé dans une ambiance rurale et sombre, dans un endroit coupé de toute civilisation. Sur ce plateau évoluent plusieurs personnages, torturés par des non-dits et des secrets familiaux. Une menace rode autour d’eux. L’identité de ce « mystérieux chasseur sans visage » est d’ailleurs facile à deviner mais cela n’enlève rien à la force de roman qui, pour moi, réside dans ses personnages.

Nous apprenons à les connaître en découvrant leur passé et leurs secrets. Ce roman est sombre, le style de l’auteur est travaillé. Il y a beaucoup de métaphores, de poésie et j’ai parfois eu du mal à me projeter dans cette campagne car le vocabulaire employé n’était pas familier. La nature est aussi un personnage de ce roman. La fin est violente et percutante.

Pour conclure, cette lecture change de celles que je peux avoir d’habitude, moi qui suis habituée à des policiers nordiques où les rebondissements et les révélations sont au cœur de l’intrigue et dans tous les chapitres. J’ai passé un très bon moment et je suis curieuse de découvrir d’autres livres de Franck Bouysse.

Plateau de Franck Bouysse, 384 pages, éditions Le Livre de Poche, 2017, 7,60€, 9782253164173

Laurine

Bergères Guerrières, tome 1

Bergères guerrières - Tome 01

Résumé : Il y a dix ans, les hommes d’un village sont partis pour la Grande Guerre. Depuis, aucune femme n’a reçu de nouvelles de son mari, de son frère ou de son cousin. Elles ont créé l’ordre des Bergères Guerrières afin d’assurer la protection du village. Molly, une petite fille de dix ans, souhaite devenir une Bergère Guerrière confirmée. En attendant ce jour, elle suit un entraînement avec les autres apprenties bergères. Les hommes, eux, sont exclus de cet ordre. L’ami de Molly, Liam, essaye malgré tout de les rejoindre pour protéger son village. Les rares hommes a être restés auprès de leur famille sont frustrés et souhaitent créer une nouvelle organisation.

Nous suivons avec plaisir les missions de ces apprenties bergères à dos de bouc ! Les dessins sont chouettes et colorés. Il y a beaucoup d’action, de l’humour et de la sorcellerie. On s’attache à ces héroïnes, jeunes mais déterminées et courageuses. L’humour fait mouche, que ce soit chez les adultes ou chez les enfants. A conseiller aux petites filles comme aux petits garçons à partir de 9 / 10 ans.

Bergères Guerrières, tome 1 de Jonathan Garnier et Amélie Fléchais, 72 pages, éditions Glénat, 2017, 14,95€, 9782344016459

Laurine

Les premières lignes #5

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Le Musée invisible

Noah
13 ans

C’est comme ça que ça commence.

Avec Zephyr et Fry, les sociopathes en chef du quartier, me pourchassant à travers bois, et le sol qui tremble sous mes pas à mesure que je fends l’air entre les arbres, totalement paniqué.

– Tu vas crever, chochotte ! hurle Fry.

Alors Zephyr me rattrape, me plaque un bras, puis les deux, dans le dos, et Fry s’empare de mon carnet de croquis. Je me jette sur lui mais je suis manchot, totalement impuissant. Je me débats et tente de me libérer de la poigne de fer de Zephyr. Impossible. Je cligne des yeux pour les transformer en insectes. Non. Ils restent eux-mêmes : deux brutes épaisses de quatre mètres cinquante et élèves de seconde dont le passe-temps favori consiste à jeter des petits mecs de treize ans comme moi du haut des falaises, juste pour rigoler.

Zephyr me fait une clé de bras par-derrière. Son torse exerce une pression contre mon dos, et réciproquement. On baigne tous les deux dans la sueur. Fry commence à feuilleter mon carnet. « Alors, t’as fait de jolis dessins, Bubble ? » Je l’imagine en train de passer sous les roues d’un camion. Il brandit soudain une page. « Hé, Zeph, mate un peu ces mecs à poil ! »

Le sang se fige dans mes veines.

« Ce ne sont pas des mecs. Ce sont des David », dis-je tout en priant pour ne pas avoir la voix d’une gerbille ou pour qu’il ne découvre pas mes croquis les plus récents, c’est-à-dire ceux d’aujourd’hui, que j’ai réalisés en les regardant tous les deux sortir de l’eau avec leurs planches de surf sous le bras, sans combinaison ni rien, hyper luisants de partout et, heu… se tenant la main. OK, j’ai peut-être pris quelques libertés artistiques. Ils vont fatalement penser que… Ils vont me buter avant même de m’avoir tué, voilà ce qui va se passer. Le monde se met à sautiller autour de moi. Je jette des mots au visage de Fry : « Tu sais, Michel-Ange ? Ça te dit quelque chose ? »

Le soleil est pour toi de Jandy Nelson, 468 pages, éditions Gallimard, collection Scripto, 2015

Laurine

Six of Crows, tome 1

sixofcrows

Pendant ce confinement, je souhaitais me plonger dans une lecture réconfortante et dans un univers familier. Certains choisissent Harry Potter, de mon côté j’ai décidé de relire le premier tome d’une de mes sagas préférées : Six of Crows de Leigh Bardugo !

Nous sommes à Ketterdam, une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « Dirty Hands ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : Matthias, un soldat assoiffé de vengeance, Jesper, un tireur d’élite accro au jeu, Wylan, un jeune fugueur des beaux quartiers, Inej, une espionne défiant les lois de la gravité, et Nina, une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant…

Dans les premiers chapitres, nous sommes directement plongés dans cette sombre ambiance, comparable à celle que l’on retrouve dans Peaky Blinders, avec ces guerres de gangs, cette violence et ces bagarres… Chasseurs, sorcières, malfrats et voleurs cohabitent. Nous pouvons être un peu perdus et nous ne comprenons pas tout tout de suite car il faut nous habituer au vocabulaire employé. Cet univers se révèle au fur et à mesure être très riche et très bien construit. Les deux cartes au début de l’ouvrage nous aide à nous repérer et nous apprenons l’histoire de Ketterdam et des Grishas, ces hommes et femmes à la magie détestée ou convoitée…

Quel est le moyen le plus facile de voler son portefeuille à un homme ?

– Un couteau sous la gorge ? répondit Inej.

– Un pistolet dans le dos ? proposa Jesper.

– Du poison dans son verre ? suggéra Nina.

– Vous êtes monstrueux, s’indigna Matthias.

J’aime la noirceur des personnages, ils ne sont ni tout blanc, ni tout noir. Ce sont des antihéros. Ils sont vendus comme des méchants et ils le sont ! Ils savent parvenir à leur fin dans cette aventure, particulièrement Kaz. Certaines scènes sont d’ailleurs assez violentes. Mais je tiens énormément à eux car ils se révèlent être très attachants. Ils font la force de Six of Crows. Ils sont tous là pour une raison et ils ont tous un rôle à jouer.

Nous accédons à leur point de vue et grâce à des retours en arrière, nous apprenons à les connaître et à connaître leur passé, les liens qui les unis parfois. Ils sont uniques et originaux. Les psychologies sont développées. Ils ont tous des peurs, des faiblesses, des doutes… Ils sont humains. Je souligne aussi que les personnages féminins sont débrouillardes, fortes et savent se défendre ! Elles prennent des décisions. Elles n’ont besoin de personne et c’est appréciable.

– Je suis un homme d’affaires, lui avait-il dit. Ni plus, ni moins.

– Tu es un voleur Kaz.

– N’est-ce pas là ce que je viens de dire ?

Il y a énormément d’humour noir. Les personnages lancent des punchlines parfois piquantes et certains dialogues sont savoureux ! J’ai adoré cette équipe. On ne peut pas prédire ce qui va leur arriver avant la fin. On frémit, on a peur pour eux, on est surpris. C’est hyper addictif et on enchaîne les chapitres ! L’intrigue est rythmée et intéressante. On ne s’ennuie jamais. Il y a beaucoup d’actions et de révélations. La fin en cliffhanger nous donne une seule envie : Nous jeter sur la suite !

Six of Crows, tome 1 de Leigh Bardugo, éditions Milan, 2016, 559 pages, 9782745978622

Laurine

Les premières lignes #4

Le principe : chaque dimanche, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Rendez-vous initié par Ma Lecturothèque.

Couverture Respire

Il est des heures où, depuis la nuit, glisse une ombre froide et incolore. Elle se laisse couler tout le long du couloir central, avant de se faufiler sous les portes en ferraille jusqu’à ce petit espace restreint encerclé par les murs des cellules. Et c’est cette même opacité qui vient nous rendre visite chaque soir, fidèle, inaltérable. On a beau passer des heures à regarder ce vide qui soudain enveloppe le monde sous nos yeux, il arrive que l’on ne puisse plus deviner aucun repère avant la pointe du jour, derrière les grilles électriques qui emmurent la cour, dans ce néant sans fin ni commencement.

Respire de Anne-Sophie Brasme, 190 pages, éditions Le Livre de Poche, 2001, 2253153648

 

J’ai vu l’adaptation cinématographique réalisée par Mélanie Laurent et qui est disponible sur Netflix. Je vous invite à voir ce film qui est l’un de mes préférés. Je l’ai à la fois aimé et détesté.

 

Esprit d’hiver

Couverture Esprit d'hiver

Résumé : Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable. Rien n’est plus comme avant. Le blizzards s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…

J’essaye de diversifier mes lectures le plus possible et c’est pour cette raison que je me suis dirigée vers Esprit d’hiver de Laura Kasischke. Il s’agit d’un roman contemporain. Je l’ai lu dans le cadre du readathlon organisé par la chaîne de Eli Watson.

Ce fut une lecture assez décevante et je vais tenter de vous expliquer pourquoi. Dans ce livre, nous faisons la connaissance d’Holly. C’est le matin de Noël et elle vient de se réveiller avec un sentiment bizarre. En effet, elle ne cesse de se répéter : « Une chose les avait suivis depuis la Russie ». Elle et son mari Eric ont adopté il y a des années une petite fille, Tatiana, en Sibérie. C’est aujourd’hui une adolescente. Cette dernière ne cesse d’agir bizarrement.

J’ai trouvé ce roman très très long. Pourtant, il ne fait que 294 pages. Il n’y a aucune action. Nous sommes dans les pensées de Holly et dès le départ on sent que quelque chose ne va pas. L’ambiance est spéciale et la tension monte petit à petit. C’est comme un huit-clos car Holly se retrouve bloquée dans sa maison avec sa fille. Il neige dehors, aucun des invités ne peut venir pour fêter Noël. Son mari a quitté la maison pour aller chercher ses parents à l’aéroport et ne donne plus de nouvelles. Holly reçoit des appels bizarres…

Ce profil :

Les yeux baissés. Le regard fixe. Une beauté ancienne sculptée par une personne dont l’identité s’était perdue dans le temps. Et le message ancien qu’elle portait, qui semblait être : Contemple-moi, je suis là sans être là, issue de toi mais séparée de toi.

Nous voilà partis dans une introspection et des pensées confuses. Il y a tellement de répétitions (Combien de fois lisons-nous le mot « Sibérie » ?), de descriptions inutiles et de retours dans le passé… Ces retours dans le passé sont essentiels à l’histoire, nous le comprenons à la fin du livre mais il y en a tellement dès le départ que ça devient très vite ennuyant. J’avoue avoir lu en diagonale une bonne partie du roman.

Pourtant, malgré tout cela, la plume de Laura Kasischke est agréable. Elle aborde des sujets intéressants, comme la maladie, la reconstruction, les liens mère/fille et l’adoption. La fin est étonnante et surprenante mais l’ensemble ne m’a pas plu du tout ! Dommage.

Esprit d’hiver de Laura Kasischke, 294 pages, éditions Christian Bourgeois, 2013, 20€, 2267025221

Laurine

Les premières lignes #3

Le principe : chaque dimanche, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Rendez-vous initié par Ma Lecturothèque.

Danse avec les loups - Michael Blake - Babelio

CHAPITRE I

1

Le Lieutenant Dunbar ne fut pas véritablement avalé, mais ce fut le premier mot qui lui vint à l’esprit. 
Tout était immense.
Le grand ciel sans nuages. L’océan d’herbe ondulant. Rien d’autre, où qu’il posât les yeux. Pas de route. Pas de traces d’ornières que le grand chariot aurait pu suivre. Juste un immense espace absolument vide. 
Il était à la dérive. Il était totalement seul. Cela faisait bondir son cœur d’une manière étrange et profonde. Assis en plein air sur le siège plat, laissant son corps osciller au rythme de la prairie, les pensées du Lieutenant Dunbar se focalisèrent sur son cœur bondissant. Il était excité. Pourtant, son sang ne bouillonnait pas, son pouls était lent. La contradiction lui agitait délicieusement l’esprit. Des mots tournaient constamment dans sa tête, tandis qu’il essayait de formuler les phrases ou les tournures de style qui lui permettraient de décrire ce qu’il ressentait. Il était difficile de mettre exactement le doigt dessus.

Danse avec les loups de Michael Blake, 317 pages, éditions J’ai Lu, 1991, 227722958X

Laurine

Pandora Hearts [Saga]

Couverture Pandora Hearts, tome 01

Résumé : Oz Vessalius, 15 ans, est l’héritier d’un des quatre grands duchés du pays. Le jour de sa cérémonie de passage à l’âge adulte, des bourreaux masqués le précipitent dans un monde sombre et confus : l’Abysse, pour un crime dont il ignore tout. 

Depuis des mois, ma sœur m’incite à commencer la série Pandora Hearts. Ne sachant pas quoi lire, j’ai enfin sauté le pas en lisant ce premier tome !

Nous faisons la connaissance du personnage d’Oz. C’est un garçon de 15 ans et l’histoire se passe le jour de sa cérémonie de passage à l’âge adulte. Il vit avec son oncle dans un grand domaine et il est l’héritier d’une des plus grandes familles du pays. Mais tout ne se déroule pas comme prévu durant la cérémonie… Oz arrive dans un monde parallèle au nôtre appelé l’Abysse.

Il faut savoir que je ne suis pas une très grande fan du format manga. J’hésite toujours à en commencer un. Je ne suis pas forcément celle qui fera le plus attention aux dessins. Pour Pandora Hearts, je peux quand même dire que j’ai bien apprécié le coup de crayon de Jun Mochizuki. Les dessins sont agréables à regarder et ne sont pas brouillons.

Pandora Hearts – tome 1 de Jun Mochizuki | Fant'asie

Concernant le scénario… Il y a énormément de clins d’œil à Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll ! Un des personnages s’appelle Alice, un autre aime boire du thé, Oz trouve une montre avant de tomber dans un trou, nous apercevons un lapin… J’ai apprécié ces références.

Je ne sais pas encore ce que nous réserve la suite. J’ai parfois été un peu perdue. En effet, l’action arrive très vite, il y a beaucoup d’informations et de nombreux personnages nous sont présentés. J’aime beaucoup celui de Gilbert et l’amitié qu’il a avec Oz. Il y a quelques scènes « violentes » mais rien de choquant. J’ai hâte d’en savoir plus sur l’Abysse, sur l’organisation Pandora et sur le personnage d’Alice !

Pandora Hearts, tome 1 de Jun Mochizuki, 178 pages, éditions Ki-oon, collection Shonen, 2010, 7,65€, 9782355921759

 

Couverture Pandora Hearts, tome 02

Résumé : A sa sortie de l’Abysse, Oz est recueilli par la famille Rainsworth. Après avoir scellé les pouvoirs d’Alice, Sharon et Xerxes proposent à leurs invités de travailler pour l’organisation Pandora. Leur première mission : mettre la main sur un contractant illégal qui fait des ravages dans la ville voisine. Oz compte bien en profiter pour découvrir quel est le crime dont l’accusent les Baskerville, mais le jeune homme n’est pas au bout de ses surprises. En effet, le monde qui l’entoure semble avoir bien changé depuis qu’on l’a plongé dans les profondeurs de l’Abysse…

(Cet avis contient quelques spoils)

 

J’ai directement enchaîné avec ce deuxième tome, curieuse d’en savoir plus et j’ai bien fait ! Les personnages commencent à se dévoiler et nous pouvons cerner leurs personnalités et leurs intentions (plus ou moins bonnes). J’ai encore du mal à savoir si j’apprécie ou non Xerxes et Sharon. Ils ont l’air d’en savoir plus qu’ils ne le disent… Concernant notre personnage principal Oz, il se révèle être très positif et philosophe avec tout ce qu’il lui arrive ! J’ai été étonnée, il ne panique pas beaucoup. D’autres personnages font leur apparition comme le personnage de Raven, que j’aime beaucoup.

Ce deuxième tome est aussi riche en révélations, dont une qui explique pourquoi le monde qui entoure Oz a changé depuis son retour de l’Abysse… Je ne m’y attendais pas du tout ! J’en ai lâché mon livre. Mais cela explique beaucoup de choses. Enfin, nous assistons à un premier souvenir d’Alice. Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris. Et nous ne savons toujours pas de quel crime est accusé Oz. Nous apprenons juste l’existence de cette horloge sur sa peau… L’Abysse se révèle très intéressant. Seul petit bémol, à mes yeux certaines scènes d’actions sont un peu brouillonnes mais c’est peut-être parce que je n’ai pas l’habitude de lire des mangas.

Pandora Hearts, tome 2 de Jun Mochizuki, 178 pages, éditions Ki-oon, collection Shonen, 2010, 7,65€, 2355921768

Laurine