Comment faire pire que le premier tome ? American Royals, tome 2

Comment faire pire que le premier tome ? Aujourd’hui, je vais vous parler de American Royals, tome 2.

Ma chronique du tome 1

Résumé : Les États-Unis sont-ils prêts pour leur première reine ?

Comme un premier amour, le pouvoir peut devenir une véritable obsession. La princesse Béatrice en a reçu beaucoup à la naissance. Sa sœur Samantha, un peu moins. Certains, comme Nina Gonzalez, cherchent à lui échapper. D’autres, comme Daphné Deighton, font des pieds et des mains pour l’obtenir…

Tandis que l’Amérique se fait peu à peu à l’idée d’une reine sur le trône, Béatrice apprend à accepter tout ce qu’elle a perdu en échange de la couronne. Quant à Samantha, en revanche, elle se perd tous les jours un peu plus dans son personnage de princesse qui aime un peu trop la fête. Tandis que Nina essaie à tout prix d’éviter le palais – et le prince Jefferson – Daphné voit tous ses plans pour passer la corde au cou de ce dernier soudain compromis par la révélation d’un secret… pour le moins gênant.

Un nouveau règne commence… Les États-Unis sont-ils prêts pour leur première reine ?

Nous retrouvons donc nos personnages là où nous les avons laissés : Béatrice est devenue Reine suite au décès de son père, Nina essaye de retrouver une vie normale suite à sa rupture avec Jefferson, Daphné tente de reconquérir le prince et Samantha espère toujours que sa sœur annule son mariage…

Jefferson est complètement inexistant dans cette suite. Dans le premier tome, il n’existait qu’à travers sa romance avec Nina. Ici, il ne sert plus à rien.

Teddy est un peu plus présent, même si j’ai du mal avec son personnage. Selon moi, il est trop gentil, trop attentionné, trop compréhensif et trop parfait.

Nina est un personnage que je trouve très creux et très vide. Elle ne me fait absolument rien ressentir. Comme la décrit si bien Daphné, « cette fille est d’un ennui mortel » (page 426).

Béatrice est le personnage qui, selon moi, a la meilleure évolution. Elle s’affirme en tant que reine et en tant que personnage politique, même si cela prend beaucoup de temps.

Samantha s’améliore aussi mais j’ai eu du mal à comprendre toutes ses actions (par exemple quand elle raconte tout à Daphné concernant Béatrice et ou qu’elle envoie l’invitation pour le mariage).

Daphné, quant à elle, reste ce qu’elle est : prête à tout pour accéder à un statut social pour élever, au risque de tout perdre. Je suis assez surprise de cette fin. En effet, Daphné obtient ce qu’elle veut et Jefferson passe pour un imbécile. Ou est-il si aveuglé par son amour pour elle qu’il ne se rend compte de rien ?

Concernant le roman en général, je dois l’avouer, comme l’opus précèdent, ce roman est très addictif, je l’ai dévoré alors que j’ai détesté ce que je lisais. Si vous aimez la romance, vous allez être servis : Ce deuxième tome ne tourne qu’autour des histoires d’amour des personnages. Ils n’ont aucune autre préoccupation. Ce n’est pas comme si deux des points de vue étaient ceux de deux membres de la famille royale d’Amérique…

Et encore, je ne comprends pas du tout l’intérêt d’avoir instauré des couples dans le premier tome pour tout détruire par la suite : pour moi, rien n’est réaliste. Les personnages tombent amoureux des uns des autres en un claquement de doigt, on sent bien que cela arrange l’autrice pour le déroulement de l’histoire. C’est plus simple que Nina tombe amoureuse d’Ethan, tiens c’est drôle, Samantha tombe amoureuse de son faux petit-ami, et Béatrice oublie son garde du corps en vingt pages…

Le soucis, c’est la chronologie : Des semaines passent en une phrase, il y a des grandes ellipses, donc on ne suit pas l’évolution des choses. L’autrice veut faire avancer l’histoire et ajouter encore plus de drames, au détriment du développement des sentiments de ses personnages. Idem, la meilleure amie de Daphné (dont j’ai oublié le prénom) se souvient de tout ce qu’elle a oublié de son coma… en cinq lignes. Le temps d’un vertige et c’est réglé. J’ai levé les yeux au ciel.

Dans le résumé, l’éditeur écrit :  « Les États-Unis sont-ils prêts pour leur première reine ? » On n’en sait strictement rien car l’intrigue politique est quasiment inexistante. Pendant les trois cent premières pages, Béatrice se rend à des événements officiels en tant que reine, elle lit des papiers par-ci, par-là. Elle n’est pas autorisée à s’occuper des affaires importantes de l’Etat. Mais, occupée à batifoler, elle n’a pas l’air de trop s’inquiéter. C’est seulement au bout de 300 pages que son personnage évolue enfin. Elle se rend au Congrès, se fait refuser l’entrée sous prétexte que, n’étant pas mariée, elle n’est pas encore digne de prendre des décisions politiques. J’ai apprécié que Béatrice tape du poing sur la table à ce sujet. Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas mariée qu’elle n’est pas une bonne dirigeante.

« Les États-Unis sont-ils prêts pour leur première reine ? » On ne sait absolument pas comment le peuple réagit, comment les médias réagissent.

Intégrer un personnage noir pour qu’il serve à évoquer le racisme n’est pas une chose essentielle à mes yeux, cela semble juste un peu de trop mais je ne suis pas directement concernée par cette question.

Des événements m’ont semblé assez invraisemblables et irréalistes : par exemple le moment où Daphné menace la Reine (la Reine !) ou le traitement global de l’amitié de Daphné et sa meilleure amie.

Vous l’aurez compris, ce deuxième tome fut une totale déception. Je n’ai pas compris pourquoi l’autrice est partie dans ces directions. Il y avait clairement du potentiel à imaginer une monarchie aux Etats-Unis au 21ème siècle mais American Royals ne se révèle être qu’une duologie young-adult remplie des clichés typiques de ce genre.

American Royals tome 2 de Katharine McGee, 501 pages, éditions Lumen, 16€, 9782371022904

Laurine

Une réflexion au sujet de « Comment faire pire que le premier tome ? American Royals, tome 2 »

  1. Quel dommage !! Ca aurait été l’occasion parfaite de développer davantage ce qu’il semblait manquer au premier tome, en creusant davantage le contexte géopolitique… mais non. On dirait vraiment que l’univers est à peine esquissé et n’est qu’un prétexte à une romance médiocre.
    Chronique très intéressante en tout cas !

    Aimé par 1 personne

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