Le Signal

De Maxime Chattam, je n’avais seulement lu que le premier tome de sa saga Autre-Monde. Je ne connaissais donc pas cet auteur dans le domaine du thriller et de l’horreur. C’est pour cette raison que j’ai souhaité découvrir Le Signal. Et je ne sais pas trop quoi penser de ma lecture.

Résumé : La famille Spencer emménage dans la petite ville perdue de Mahingan Falls. Pourtant les nouveaux venus n’y trouvent pas la tranquillité espérée : suicides mystérieux, disparitions de jeunes filles et autres accidents peu naturels s’enchaînent, semant l’angoisse chez les enfants Spencer. Ethan Cobb se doit d’enquêter.

Le résumé avait tout pour me plaire : une famille qui s’installe dans une petite ville des Etats-Unis et qui démarre une nouvelle vie… Des phénomènes paranormaux commencent à apparaître et parallèlement un policier décide de mener l’enquête face à une vague de meurtres sordides et inexpliqués.

D’un côté, j’ai apprécié l’ambiance générale et tout le mystère qui plane sur Mahingan Falls. Cela m’a fait penser à la série Stranger Things, avec cette petite ville coupée du monde, l’intrigue qui commence pendant l’été, cette nature omniprésente, cette forêt… Même si nous sommes à une époque moderne (présence de téléphones portables par exemple), j’avais plus l’impression d’être dans les années 1970 ou 1980.

Maxime Chattam propose une galerie de personnages et de points de vue différents pour que le lecteur puisse suivre cette histoire. J’ai bien accroché avec la bande d’adolescents et avec Ethan, l’enquêteur. Son patron ne cesse de lui mettre des bâtons dans les roues mais il reste accroché à son objectif : découvrir la vérité. Par contre, les autres personnages m’ont laissé de marbre. Je n’ai pas été d’accord avec le traitement du personnage de Derek.

La chair crépitait et le sang commençait à affluer vers la surface, se mêlant à la graisse qui brûlait en produisant un chuintement sonore.

De plus, j’ai rapidement trouvé le temps long… Le roman fait 740 pages en édition grand format et pour moi certains passages auraient pu être effacés sans que ça n’impacte la lecture. Il y a une surenchère de descriptions glauques et écœurantes. Je n’ai pas eu forcément peur, j’ai juste été dégoûtée en lisant certaines scènes. Les seules scènes qui m’ont vraiment fait frissonner sont celles dans les champs, avec les épouvantails.

C’est très frustrant en tant que lecteur de lire Le Signal car tous les personnages ont à faire à des phénomènes paranormaux mais ils attendent un long moment avant de décider d’en parler et de se concerter entre eux. Enfin, on sent que l’auteur s’est inspiré d’autres œuvres, notamment celles de Stephen King (je pense notamment à Ca). Je ne sais pas si c’est voulu ou non.

La fin est rapidement expédiée et ne tient que sur 50 à 100 pages. Les morts des personnages ne m’ont pas forcément émue car je n’étais pas attachée à eux. Le message final me paraît un peu moralisateur.

Le Signal de Maxime Chattam, 740 pages, éditions Albin Michel, 23,90€, 2226319484

Laurine

Une cosmologie de monstres

Résumé : La Famille Turner, de Vandergriff (Texas), se tient sur le seuil d’un monde terrifiant dominé par une cosmologie de monstres.

Est-ce le leur ou est-ce le nôtre ?

J’ai eu la chance de gagner ce livre lors d’un concours organisé par Albin Michel sur Twitter il y a pas mal de temps. Je les remercie encore pour cet envoi.

Je n’ai jamais lu de roman comme Une cosmologie de monstres.

Nous suivons la famille Turner sur plus de 50 ans. Dans les années 1960, Harry et sa femme Margaret sont les créateurs d’une maison hantée appelée la Promenade des Ténèbres. Ils ont 3 enfants, Eurenice, Sydney et Noah. Harry décède peu de temps après la naissance de ce dernier, d’une tumeur au cerveau. Une drôle de créature rôde autour de la maison. Des enfants disparaissent les uns après les autres. Voici le résumé que je peux vous donner, même si Une cosmologie de monstres, c’est bien plus que cela.

Une maison hantée. Margaret y associait cette créature-loup aux yeux orange aperçue à la fin de la visite de la Maison de la Peur. Enveloppée dans une cape rouge, elle avait pointé Margaret du doigt, comme si elle jetait son dévolu sur elle, juste avant que Harry la propulse dans le toboggan. Elle l’avait déjà vue une première fois, derrière la vitre, avant son hallucination dans la voiture de Pierce Lombard, quand des insectes avaient surgi du front du jeune homme. Elle n’en avait jamais discuté avec Harry. Tout comme elle ne lui avait pas parlé de ses rêves peuplés de hurlements, de loups et de bébés étranges. Le moment semblait mal choisi à présent.

« Alors, explique-moi, dit-elle, serrant sa main plus fort. Comment la construction d’une maison hantée dans notre jardin va-t-elle changer quoi que ce soit ?

— Je n’en suis pas certain, répondit-il. Mais ça paraît important. J’ai l’impression que ça m’aidera à comprendre la suite. »

C’est d’abord une ambiance particulière. Un mélange d’horreur et de fantastique. J’ai même ressenti parfois du malaise. La première partie du roman est plutôt longue et j’ai bien failli abandonner. Je ne voyais pas où l’auteur voulait nous emmener. Pourtant, il est intéressant de suivre le développement de la Promenade des Ténèbres et l’auteur s’attarde sur la création des maisons hantées. Donc je me suis accrochée. Shaun Hamill fait beaucoup référence à l’auteur H.P Lovecraft et cite plusieurs de ses livres. Je n’ai jamais lu H.P Lovecraft mais désormais je suis bien curieuse de découvrir sa plume.

Qu’en est-il de la plume de Shaun Hamill ? C’est l’un des points positifs de ce roman. Elle est très agréable et surtout très visuelle. La quatrième de couverture le souligne et je le souligne aussi car il est rare que je parvienne à visualiser aussi bien les scènes que je lis. Ce roman peut être la base d’une très bonne série d’horreur et de fantastique.

La deuxième partie du roman est beaucoup plus intéressante. Le narrateur, Noah, atteint l’âge adulte. Ce n’est pas le personnage que j’ai préféré dans la famille Turner. Dommage car il était à la tête du récit. De nombreuses thématiques sont abordées comme les maladies mentales, l’homosexualité ou encore la dépression. Des sujets assez difficiles. J’ai beaucoup aimé la deuxième partie ainsi que la fin du roman. J’aurais juste souhaité davantage d’explications sur les monstres et sur la Cité.

Cet avis est un peu brouillon et je m’en excuse. J’ai apprécié cette lecture. L’ambiance dans laquelle nous sommes plongés, la thématique des maisons hantées et la plume de Shaun Hamill sont pour moi les points les plus forts de Une cosmologie de monstres. Je ne peux pas comparer cela à du Stephen King car Stephen King reste le maître de l’horreur. Mais je vous invite à découvrir ce titre et je suis curieuse de voir ce que l’auteur peut nous proposer par la suite.

Une cosmologie de monstres de Shaun Hamill, 416 pages, éditions Albin Michel, collection Imaginaire, 2019, 24€, 9782226439048

Laurine

Les premières lignes #1

Le principe : chaque dimanche, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Rendez-vous initié par Ma Lecturothèque.

Couverture Nous les filles de nulle part

Nous.

Prescott (Oregon).
Population : 17 549 hab. Altitude : 176 m au-dessus du niveau de la mer.
32 km à l’est d’Eugene et de l’université de l’Oregon. 209 km au sud-est de Portland. A mi-chemin entre un bourg agricole et une zone résidentielle. Totem du lycée : les Spartiates (Allez les Spartiates !)
Et tant de filles qui vivent là. Tant de presque-femmes, qui attendent que leur peau s’ajuste sur elles.

Nous les filles de nulle part de Amy Reed, 537 pages, éditions Albin Michel, 2018, 19€, 978-2-226-40144-1

Laurine