Une cosmologie de monstres

Résumé : La Famille Turner, de Vandergriff (Texas), se tient sur le seuil d’un monde terrifiant dominé par une cosmologie de monstres.

Est-ce le leur ou est-ce le nôtre ?

J’ai eu la chance de gagner ce livre lors d’un concours organisé par Albin Michel sur Twitter il y a pas mal de temps. Je les remercie encore pour cet envoi.

Je n’ai jamais lu de roman comme Une cosmologie de monstres.

Nous suivons la famille Turner sur plus de 50 ans. Dans les années 1960, Harry et sa femme Margaret sont les créateurs d’une maison hantée appelée la Promenade des Ténèbres. Ils ont 3 enfants, Eurenice, Sydney et Noah. Harry décède peu de temps après la naissance de ce dernier, d’une tumeur au cerveau. Une drôle de créature rôde autour de la maison. Des enfants disparaissent les uns après les autres. Voici le résumé que je peux vous donner, même si Une cosmologie de monstres, c’est bien plus que cela.

Une maison hantée. Margaret y associait cette créature-loup aux yeux orange aperçue à la fin de la visite de la Maison de la Peur. Enveloppée dans une cape rouge, elle avait pointé Margaret du doigt, comme si elle jetait son dévolu sur elle, juste avant que Harry la propulse dans le toboggan. Elle l’avait déjà vue une première fois, derrière la vitre, avant son hallucination dans la voiture de Pierce Lombard, quand des insectes avaient surgi du front du jeune homme. Elle n’en avait jamais discuté avec Harry. Tout comme elle ne lui avait pas parlé de ses rêves peuplés de hurlements, de loups et de bébés étranges. Le moment semblait mal choisi à présent.

« Alors, explique-moi, dit-elle, serrant sa main plus fort. Comment la construction d’une maison hantée dans notre jardin va-t-elle changer quoi que ce soit ?

— Je n’en suis pas certain, répondit-il. Mais ça paraît important. J’ai l’impression que ça m’aidera à comprendre la suite. »

C’est d’abord une ambiance particulière. Un mélange d’horreur et de fantastique. J’ai même ressenti parfois du malaise. La première partie du roman est plutôt longue et j’ai bien failli abandonner. Je ne voyais pas où l’auteur voulait nous emmener. Pourtant, il est intéressant de suivre le développement de la Promenade des Ténèbres et l’auteur s’attarde sur la création des maisons hantées. Donc je me suis accrochée. Shaun Hamill fait beaucoup référence à l’auteur H.P Lovecraft et cite plusieurs de ses livres. Je n’ai jamais lu H.P Lovecraft mais désormais je suis bien curieuse de découvrir sa plume.

Qu’en est-il de la plume de Shaun Hamill ? C’est l’un des points positifs de ce roman. Elle est très agréable et surtout très visuelle. La quatrième de couverture le souligne et je le souligne aussi car il est rare que je parvienne à visualiser aussi bien les scènes que je lis. Ce roman peut être la base d’une très bonne série d’horreur et de fantastique.

La deuxième partie du roman est beaucoup plus intéressante. Le narrateur, Noah, atteint l’âge adulte. Ce n’est pas le personnage que j’ai préféré dans la famille Turner. Dommage car il était à la tête du récit. De nombreuses thématiques sont abordées comme les maladies mentales, l’homosexualité ou encore la dépression. Des sujets assez difficiles. J’ai beaucoup aimé la deuxième partie ainsi que la fin du roman. J’aurais juste souhaité davantage d’explications sur les monstres et sur la Cité.

Cet avis est un peu brouillon et je m’en excuse. J’ai apprécié cette lecture. L’ambiance dans laquelle nous sommes plongés, la thématique des maisons hantées et la plume de Shaun Hamill sont pour moi les points les plus forts de Une cosmologie de monstres. Je ne peux pas comparer cela à du Stephen King car Stephen King reste le maître de l’horreur. Mais je vous invite à découvrir ce titre et je suis curieuse de voir ce que l’auteur peut nous proposer par la suite.

Une cosmologie de monstres de Shaun Hamill, 416 pages, éditions Albin Michel, collection Imaginaire, 2019, 24€, 9782226439048

Laurine

Les premières lignes #1

Le principe : chaque dimanche, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Rendez-vous initié par Ma Lecturothèque.

Couverture Nous les filles de nulle part

Nous.

Prescott (Oregon).
Population : 17 549 hab. Altitude : 176 m au-dessus du niveau de la mer.
32 km à l’est d’Eugene et de l’université de l’Oregon. 209 km au sud-est de Portland. A mi-chemin entre un bourg agricole et une zone résidentielle. Totem du lycée : les Spartiates (Allez les Spartiates !)
Et tant de filles qui vivent là. Tant de presque-femmes, qui attendent que leur peau s’ajuste sur elles.

Nous les filles de nulle part de Amy Reed, 537 pages, éditions Albin Michel, 2018, 19€, 978-2-226-40144-1

Laurine