Les premières lignes #1

Le principe : chaque dimanche, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Rendez-vous initié par Ma Lecturothèque.

Couverture Nous les filles de nulle part

Nous.

Prescott (Oregon).
Population : 17 549 hab. Altitude : 176 m au-dessus du niveau de la mer.
32 km à l’est d’Eugene et de l’université de l’Oregon. 209 km au sud-est de Portland. A mi-chemin entre un bourg agricole et une zone résidentielle. Totem du lycée : les Spartiates (Allez les Spartiates !)
Et tant de filles qui vivent là. Tant de presque-femmes, qui attendent que leur peau s’ajuste sur elles.

Nous les filles de nulle part de Amy Reed, 537 pages, éditions Albin Michel, 2018, 19€, 978-2-226-40144-1

Laurine

Eve Of Man

Couverture Eve of Man, book 1

Résumé : Imaginez qu’aucune femme ne soit née sur Terre depuis cinquante ans. Imaginez qu’enfin, une fille, une unique fille, naisse. L’avenir de l’humanité repose sur elle. Son nom ? Eve. Son destin ? Sauver l’espèce humaine. C’est un sort qu’elle a toujours accepté. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Bram…

J’ai été très très déçue par Eve Of Man. Le résumé est plutôt prometteur. Dans les premières pages, nous retrouvons plusieurs codes du genre de la science-fiction qui fonctionnent bien et l’univers semble intéressant.

Malheureusement, Eve Of Man n’est en réalité qu’une romance clichée à la Roméo et Juliette prenant place dans le futur. L’histoire d’amour entre Eve et Bram est niaise et rapide. Elle arrive comme un cheveu sur la soupe. Elle est aussi très prévisible puisque nous assistons dès le début à une alternance de deux points de vue, entre un personnage féminin et un personnage masculin. La romance prend le dessus sur la science-fiction et j’ai plusieurs fois levé les yeux au ciel.

C’est drôle comme les morts ont parfois plus de réponses à apporter que les vivants.

Il y a également un cruel manque d’informations sur l’univers imaginé par les auteurs. J’attendais plus de réflexions sur la question du genre, de l’égalité entre les hommes et les femmes et sur le féminisme en général… De plus, aucune autre sexualité n’est mentionnée à part l’hétérosexualité, ce que je trouve bizarre.

Le schéma narratif est cliché pour une dystopie young-adult. Je n’ai eu aucun attachement pour les personnages. Ils sont soit tout blanc, soit tout noir. Ils sont très manichéens et lisses. J’imaginais Eve s’émanciper d’elle-même, grâce à une force de caractère et non pas grâce à une histoire d’amour banale et déjà vue dans d’autres histoire de ce genre. Je ne compte pas lire la suite.

Eve Of Man de Giovanna Fletcher et Tom Fletcher, 436 pages, éditions Milan, 2020, 17,90€, 9782408008574

Laurine