La délicatesse

Résumé : Tout va pour le mieux pour la belle et discrète Nathalie jusqu’au jour où elle perd l’homme qu’elle aime dans un accident. Elle sort de son deuil d’une façon inattendue, par un baiser anodin avec un collègue de travail qui n’avait a priori rien pour lui plaire.

Dans les premières pages de La délicatesse, nous assistons à la rencontre de deux personnages, Nathalie et François, et au début de leur histoire d’amour. Je pensais que le roman allait tourner autour de cela et que j’allais suivre le développement de leurs sentiments, de leur vie… Pas du tout ! Le drame arrive soudainement avec la mort de François. Nathalie se retrouve seule. On suit alors les jours d’après, comment elle vit cet évènement tragique, les questions qu’elle se pose, les souvenirs qui l’envahissent, mais aussi les réactions de ses collègues et des personnages secondaires qui gravitent autour d’elle (amis, famille, collègues…) Au final, ce roman traite de plusieurs sujets, dont le deuil (les différentes phases, la vision de la société…)

Pour être honnête, je ne sais pas trop quoi penser de ce roman et j’ai du mal à comprendre l’engouement qu’il suscite. Les chapitres sont courts donc ils s’enchaînent vite. La plume de l’auteur est jolie, mais je m’attendais à être plus touchée par les personnages. David Foenkinos s’attarde sur les personnages secondaires mais ils manquent quand même à mes yeux de construction et de profondeur.

De plus, l’auteur fait mal de digressions. Entre chaque chapitre, il glisse des réflexions, des recettes de cuisine, des articles de presse, des résultats de match de foot… en lien direct avec le récit. Si au départ j’ai trouvé ces passages amusants, j’ai fini par les lire en diagonale car je sortais du récit.

Vraiment, je suis passée à côté de cette histoire. Je m’attendais à être davantage touchée par les personnages. Au final, je me demande comment il a pu remporter autant de prix littéraires.

La délicatesse de David Foenkinos, 210 pages, éditions Folio, 7,50€, 9782072767548

Laurine

Les premières lignes #2

Le principe : chaque dimanche, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. Rendez-vous initié par Ma Lecturothèque.

Ouverture

Qu’est-ce qu’on m’avait raconté, déjà ?
J’ai du mal à m’en souvenir parce que ça m’avait semblé incroyable, alors, et ça me semble risible aujourd’hui…
Ah, oui.

Que j’allais souffrir. Parce qu’il voulait toujours avoir le dernier mot. Que si je lui tenais tête, il m’écraserait. Que si au contraire je faisais mine de m’intéresser à ce qu’il raconte, il allait m’assommer, tant il s’écoutait parler. Que tout plein de femmes – infirmières, externes, internes – étaient passées dans son lit, un jour ou l’autre. Que beaucoup de patientes – les plus baisables, évidemment ! – y passaient elles aussi… et qu’il n’avait rien contre les garçons ! Qu’avec – ou peut-être grâce à – ma belle gueule, il essaierait sûrement de me coller dans son lit. Et que si par bonheur je ne l’intéressais pas, il me ferait une vie impossible. Bref : qu’il était insupportable.

Le Chœur des femmes de Martin Winckler, 688 pages, éditions Folio, 2011, 10€30, 9782072722677

Laurine